LSF et sous-titrage ne s'adressent pas au même public
Point souvent méconnu : la langue des signes française est une langue à part entière, avec sa grammaire et sa syntaxe propres. Elle n'est pas du français gestualisé. Pour de nombreuses personnes sourdes de naissance, la LSF est la langue première et le français écrit une langue seconde.
Conséquence pratique : le sous-titrage sert surtout les personnes devenues sourdes ou malentendantes, qui maîtrisent le français écrit. La LSF sert le public sourd signant. Un événement réellement accessible propose donc souvent les deux.
Organisation pratique
Les interprètes LSF travaillent en binôme et se relaient toutes les 20 à 30 minutes, exactement comme en simultanée vocale, pour les mêmes raisons de charge cognitive.
Deux points sont déterminants. La visibilité : l'interprète doit être positionné près de l'orateur, sur fond uni et bien éclairé. Si l'événement est retransmis, une incrustation vidéo dédiée est nécessaire. La préparation : noms propres, sigles et termes techniques doivent être transmis à l'avance, car leur signation demande souvent une convention préalable.
Cadre réglementaire
La loi du 11 février 2005 pose le principe d'accessibilité des services publics aux personnes handicapées. Les obligations concrètes varient selon la nature de l'organisme et de l'événement. Nous vous orientons sur les usages du secteur, sans nous substituer à un conseil juridique.
Tarifs
Un binôme d'interprètes LSF est nécessaire dès que la prestation dépasse une heure, pour les mêmes raisons de charge cognitive qu'en simultanée vocale. Aucun matériel spécifique n'est requis. Voir nos tarifs.


