Le point délicat : deux publics, un seul flux
Le public en salle écoute la traduction dans un récepteur ; le public distant l'écoute dans un canal de sa plateforme. Il faut donc router le même flux d'interprétation vers deux systèmes techniquement différents, sans latence perceptible et sans retour acoustique.
C'est un travail de régie, pas seulement d'interprétation. Il exige une console d'interprétation capable d'alimenter simultanément la diffusion en salle et la plateforme, ainsi qu'un technicien qui surveille les deux chaînes.
Les trois erreurs classiques
1. Oublier le son de la salle vers les participants distants. Les questions du public, posées sans micro, sont inaudibles en ligne — et donc intraduisibles. Il faut des micros baladeurs ou sur pied dans la salle.
2. Placer les interprètes sans vision. Un interprète doit voir l'orateur et les diapositives. En hybride, cela suppose un retour vidéo dédié en cabine.
3. Sous-estimer la latence. Le flux vidéo diffusé en ligne accuse souvent plusieurs secondes de retard. Si l'audio traduit n'est pas synchronisé avec cette vidéo, le résultat est déconcertant pour le spectateur distant.
Configuration recommandée
- Interprètes en cabine sur site, avec retour vidéo
- Console alimentant la diffusion en salle et le flux plateforme
- Micros pour le public, indispensables aux questions-réponses
- Technicien dédié à la chaîne linguistique, distinct de la régie vidéo
- En option, sous-titrage en direct pour les langues secondaires
Tarifs
Un dispositif hybride cumule la chaîne présentielle et la diffusion en ligne : c'est donc le format le plus exigeant techniquement. L'équipement déjà présent dans le lieu pèse lourdement sur le devis. Voir nos tarifs.


